mercredi 18 novembre 2009

La haine du Diable - L'intégrale

Arcs de référence :

  • Daredevil : Ninja (Bendis/Haynes)
  • 100% Marvel Daredevil #4 à 6 (Bendis/Maleev)
  • Daredevil Version Integrale #14 et 15 (Nocenti/Romita Jr)
  • Unusual Suspects (Jenkins/Winslade)
  • New Avengers : Révolution (Bendis/Yu)
  • Wolverine : Ennemi d'Etat/Agent du Shield (Millar/Romita Jr)

Bonus :

Auto-critique

jeudi 5 novembre 2009

La haine du Diable - Episode 1

Quand on prétend écrire des fanfictions sur Daredevil, la moindre des choses est que ce dernier y apparaisse concrètement et comme héros principal tant qu’à faire. Et bien voilà l’heure est enfin venue de retrouver notre diable rouge en chaire et en os dans l’épisode du jour dont l’arc « La haine du Diable » se passe entre « Le procès du siècle » et « Le petit maître », entre la mort du tigre blanc et la rencontre de Matt et Milla. Bonne lecture !

Ce qui est injuste



Comme d’habitude, cette nuit je sillonne la ville tout de rouge vêtu. Comme d’habitude, je latte les voyous à la manque que je surprends en flagrant délit. Les habitudes sont des repères. Rassurantes, elles peuvent vous convaincre que tout va pour le mieux, même s’il n’en est rien en réalité. Le plus clair de mon temps, je suis l’avocat Matt Murdock, c’est un fait. En revanche par opposition à cela, le plus obscure de mon planning, je suis le justicier Daredevil… jadis c’était un secret. Ma vie est devenue un véritable enfer et dans ma chute, j’entraîne de braves gens comme Hector Ayala. Le tigre blanc était innocent et j’ai été incapable de le prouver devant les jurés. La sentence fut immédiate : Hector est mort dans mes bras. Je m’en veux et je viens le lui dire à quel point en personne mais avant de pénétrer dans le cimetière, je sens sa présence, son odeur, celles d’une toute autre personne qui avait aussi trouvé la mort dans mes bras !


- Tu connaissais Hector ?
- Bonsoir Matt. Non je n’ai pas eu cet honneur. Je pensais te trouver ici, j’ai vu les inf…
- Que veux-tu Elecktra ?
- La Main est de retour à New York.
- Ils sont venus pour moi ? A cause de la révélation de mon identité ?
- Non rassure toi, ils sont ici pour dérober « la haine du Diable », un katana ancien qui procure à son détenteur d’obscurs pouvoirs maléfiques. Il est exposé au musée d’art métropolitain, du moins plus pour très longtemps, ils comptent agir ce soir !
- Tu es venu solliciter mon aide ?
- Pas comme tu le penses, je suis là uniquement pour te prévenir du danger mais je ne peux m’en mêler personnellement !
- Tu rigoles ? Tu es une guerrière Elektra, ce n’est pas ton genre de tourner le dos au combat, qu’es ce que tu me caches ?
- Disons que je suis entrée dans une sorte de concurrence avec Mahito Tanaka, l’actuel jonin de la Main et que c’est dans mon intérêt de faire échouer ses plans tout en me mettant au vert !
- Et donc tu te sers de moi ?
- Ca ou alors je préviens Daredevil de la menace qui plane sur son territoire, ça dépend du point de vue où on se place.
- Tu parles, le Met n’est pas ma juridiction, je défends Hell’s Kitchen !
- Stick a fait de toi son élève, même s’il ne te l’a jamais clairement avoué, il t’a toujours considéré comme un membre de la Chaste à part entière, ce qui fait de la Main ta juridiction ! Tu peux te méfier de moi Matt mais si tu te fies à tes super-sens tu sais pertinemment que je ne te mens pas.
- Je… je ne sais plus quoi penser. Tu le sais, je traverse une passe difficile. Toute cette affaire qui me pourrit la vie avec la presse et le FBI qui surveille le moindre de mes gestes. Ils veulent ma peau, me voir croupir en prison malgré tout ce que j’ai fait pour cette ville, c’est injuste, injuste comme la mort de Karen, comme notre histoire tuée dans l’œuf, comme ce que tu es devenue à la suite de ça !
- Ce qui est le plus injuste selon moi, c’est de vivre comme un héros et de mourir comme le pire des criminels. Tâche de ne pas finir comme Hector Ayala, ça serait vraiment dommage mais si ça peut te rassurer, toi aussi Il t’aime Matt !

J’allais lui demander si c’était bien là une allusion à Dieu parce que je ne voyais pas ce que ça pouvait être d’autre et d’où lui venait cette subite révélation mais une voix soudaine et familière qui s’immisça dans ma tête m’en empêcha :


- Es-tu passé à l’ennemi Daredevil ?
- Stone ?
- Bravo, elle lui a suffi seulement d’une demi-seconde d’inattention de ta part et la voilà déjà loin !
- Quoi ? Peu importe… où es tu ? Montre-toi.


Derrière-moi… il surgit et attaque, silencieux, agile et armé d’une épée. Il ne retient pas ses coups, celui-ci n’est pas passé loin, il a tranché une de mes cornes ! Me défendre me demande trop d’effort, je mets un terme à notre échange mental :


- Hé Stone, à quoi tu joues au juste ?
- Je m’assure de la valeur de mes alliés.
- Que veux-tu dire ?
- Que sur ce coup, je n’ai que toi et que nous n’avons pas le droit à l’erreur !
- Et les autres, le reste de la Chaste ?
- Ils veillent sur l’enfant.
- Vous avez donc pu trouver la réincarnation de Stick ?
- Ca n’aura servi à rien si la Main réactive les pouvoirs de la haine du Diable.
- Ok Stone rengaine ton arme et explique moi le fin mot de l’histoire.
- En chemin, le temps presse, nous devons nous rendre immédiatement au musée d’art.
- Allons-y.


J’ai horreur de ça, c’est l’une des raisons pour laquelle je travaille seul et que j’ai décliné l’invitation de Captain America à rejoindre les nouveaux vengeurs. Je n’aime vraiment pas ça, d’abord Elektra qui apparaît pour me pousser à combattre la Main, relayée par Stone qui s’accapare de mon aide sans me donner le choix, ah ce rôle de suiveur m’horripile ! Et allez savoir pourquoi mais j’ai un mauvais pressentiment sur la suite des événements…

To be continued...

vendredi 30 octobre 2009

La question (pas très) sans peur


une version particulière de qui veut gagner des dardevillions

samedi 24 octobre 2009

La rubrique de Turk #4

Loin de moi l’idée de polémiquer et d’en rajouter une couche sur l’achat de Marvel par Disney qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, cependant j’aime beaucoup les différentes créations parodiques que cet événement a inspiré et qu'on a pu voir un peu partout sur la toile. En revanche impossible d’en trouver une qui s’inspire de Daredevil mais c’était sans compter sans l’ami Turk.






Disney World :

« Ouais allô ? Ça va et toi ? Euh désolé mec je peux pas, là je suis en Floride ! Bin oui carrément j’travaille à Disney World maintenant… ah oui c’est cool on se prend pas de coups ici… si c’est définitif, j’ai dit bye bye à Hell’s Kitchen ! Attends je te raconte, à toi aussi ça va te plaire… Ils trouvent Daredevil trop sombre, trop effrayant pour les gosses et ça c’est pas vendeur et devine quoi ? C’est moi qui suis chargé de dessiner un remplaçant un peu plus « Bisounours » si tu vois l’genre… tu m’étonnes que c’est jouissif comme boulot. Bah je t’enverrai une photo de ce que j'ai pondu pour que tu te marres aussi… bon j’te laisse j’remplace le mec qui se déguise en Porcinet ce soir, je crois qu'il a chopé la grippe H1n1 ! »

lundi 12 octobre 2009

La haine du Diable - Episode 0

Début d’une nouvelle fan fiction dédiée à Daredevil baptisée « la haine du Diable ». Cet épisode-introduction vous présente la légende qui tournera autour de notre récit. J’ai voulu pour cet arc utiliser la face nipponne qui gravite autour de notre homme sans peur, un peu comme dans le premier travail de Bendis sur le perso « Daredevil : ninja » en, je l’espère, plus abouti. Bonne lecture !





La légende de l’épée maudite

- Je préfère vous prévenir, le tableau que je vais vous dépeindre est réellement sombre et est susceptible de provoquer en vous un sentiment de malaise. Mais vous êtes venu jusqu’ici spécialement pour ça, je doute que mon avertissement ne vous fasse faire demi-tour, je me trompe ? Bien. Nous sommes au XIIIème siècle au Japon féodal, dans les hauteurs montagneuses de l’île de Shikoku à l’époque Kamakura plus précisément, mais laissons donc de côté les grandes lignes historiques pour se concentrer sur les on-dit et les approximations qui sont le propre des légendes.

Tout a commencé dans un petit village isolé, dont la mémoire collective a préféré oublier le nom. Un jour, ce village a été réduit à feu et à sang, attaqué par un groupe de pilleurs sans foi ni loi. Le carnage n’épargna ni hommes ni femmes ni enfants. Au terme de cette immonde tuerie, un cœur continuait faiblement à battre. Un survivant avait échappé à la vigilance des assassins. Un jeune garçon, âgé à peine d’une douzaine d’années, dissimulé par les cadavres de ses parents, a pu s’en sortir. Oui mais pour combien de temps peut-on s’interroger. Il était seul, terrifié, loin de tout et livré à lui-même. Il ne désirait qu’une chose dans l’immédiat, partir le plus loin possible de ce macabre spectacle. Il marcha au hasard, des heures durant, s’enfonçant dans les bois, se confrontant à une végétation de plus en plus hostile et sauvage. La lumière du jour s’estompait peu à peu. Le chant des oiseaux laissait place aux bruits et cris d’animaux qu’il ne reconnaissait pas. La fatigue et la faim le tiraillaient. Alors quel ne fut pas sa joie quand il vint devant lui l’entrée d’une grotte, jusqu’à ce que : « Si j’étais toi jeune inconscient, je ne me risquerai pas à pénétrer dans le repère d’un ours. » Ce sage conseil venait d’un homme à la voix d’outre-tombe dont le visage était caché par un capuchon. Ce dernier était assis sur un tronc d’arbre qui longeait le sol, se réchauffant les mains à côté d’un feu de camp. Cependant l’enfant ne se demanda pas par quel mystère, il ne l’aperçut pas avant, lui qui se trouvait là juste devant son nez, surtout avec ce feu qui crépitait si fort et qui montait si haut qu’on aurait pu croire qu’il venait tout droit des enfers. Et pour cause, il était si heureux d’avoir trouvé du secours, du moins sur le moment, c’est ce qu’il pensait. « S’il vous plaît monsieur, par pitié, aidez-moi, le village… ils sont tous morts, maman, papa, les bushis, je vous en prie, c’était si horrible ! » Le mystérieux homme posa sa main sur la tête du rescapé en larme « Du calme petit, je suis là maintenant, je suis au courant de tes malheurs, tout va s’arranger…à condition que tu passes un pacte avec moi ! »
C’est ici un aspect fascinant de cette légende, je m’explique : la religion officielle du Japon a toujours été le bouddhisme, or on a semble t-il, aussi surprenant que cela puisse paraître, la présence d’une incarnation du Diable qui ressemble plus à l’antéchrist des autres religions monothéistes qu’à Māra, l'antithèse de Bouddha. Autre incohérence, au lieu de réclamer en échange de son aide, l’âme du garçon, le démon-opportuniste lui demanda en signe de reconnaissance, son corps à l’âge adulte. « Si tu refuses, je ne te donne encore que quelques minutes à vivre, dans le cas contraire, tu profiteras de la vie jusqu’à ce que je vienne te la retirer de mes mains ! » Comme pour forcer son choix, des grognements se fient entendre de la grotte et semblaient se rapprocher dangereusement. Sous la pression, l’enfant accepta sans temps de réflexion préalable. « Ecoute moi attentivement, je viendrai récupérer ce que tu m’as promis dans six ans, six mois et six jours, d’ici là prend soin de toi : ma future propriété ! » Le fameux triple six si vous n’avez pas fais attention. L’entité funeste saisissa alors un tanuki à la gorge qui passait imprudemment par là, lui transperça le ventre à l’aide d’un de ses ongles qui s’avérait être particulièrement long et poursuivi « Suis cet animal, il mourra au pied de ton nouveau foyer. » Cet acte de cruauté gratuite écœurait l'enfant et il avait de forts doutes sur les dernières paroles de celui qui se considérait déjà comme son nouveau créancier. Mais quand notre innocent voulut lui faire part de son scepticisme, son interlocuteur, le tronc, le feu, bref tout avait disparu comme par magie. Seul restait la pauvre bête qui marchait difficilement en laissant une trainée de sang derrière elle. N’ayant pas d’autre alternative, il se résigna à suivre le tanuki qui se vidait de son sang. Mine de rien, l’animal tenu quelques kilomètres avant de s’effondrer pour de bon.
L’enfant complètement déboussolé se retrouva non loin d’une humble bâtisse au milieu des bois sauvages. Il n’osa pas tout de suite frapper à la porte à cette heure si tardive par peur de ce qui pourrait encore lui arriver mais la faim, la fatigue et le froid le poussèrent à passer à l’acte. C’est ainsi qu’il rencontra la personne qu’il considérera plus tard comme un mentor, un sensei mais aussi comme un père. En effet, un vieil homme vivait seul ici, un maître-forgeron qui s’isola du reste du monde pour se consacrer entièrement à sa discipline. Vous l’aurez compris, on se rapproche du sujet qui nous intéresse. Cet artisan donc, était également originaire du petit village massacré, lorsque l’enfant lui conta ses mésaventures, en occultant volontairement la partie surnaturelle de son histoire, l’hermite l’accueillit chez lui avec la plus grande hospitalité du monde. Au fil des années, notre héros n’a eu de cesse de se perfectionner au maniement du katana sous les principes du bushido, pensant obsessionnellement à l’ultimatum diabolique qui lui pendait au nez.
A la rosée d’un calme matin, le jeune adulte se réveilla brutalement, et su que le moment était venu, le moment de se battre ou de périr pour servir les plans du kami. Sans prévenir son sensei qui dormait encore, il retourna, armé de sa lame, à l’endroit maudit où tout avait commencé : l’entrée de la grotte. Il sentit les mauvaises ondes se rapprocher, il tenait son épée fermement ; à l’affût du moindre danger mais soudain il prit peur, peur de ne pas être à la hauteur, peur que par sa faute le Mal gagne en puissance, peur de tout ce que son échec puisse avoir comme obscures conséquences, alors il fit ce qui lui paraissait le plus raisonnable : il résolut dignement de faire seppuku !
- Seppuku ? Excusez moi je ne connais pas ce terme.
- C’est tout simplement un synonyme de hara-kiri. On raconte alors que lorsque le Diable découvrit le corps et qu’il comprit que son débiteur s’est joué de lui, il poussa des hurlements si violents que le sol trembla à des kilomètres de là et que le katana du défunt absorba une grande partie de cette haine noire. Certains soutiennent que plus tard, le vieil hermite trouva le corps de son élève, il pleura à chaudes larmes, mais quand celui-ci ramassa l’épée qu’il avait forgé lui-même, il ne fut plus le même. Comme possédé, il s’acharna un long moment sur le cadavre de son protégé. Selon la légende, plusieurs shoguns auraient eu en leur possession cette lame maudite et tous ont été réputés pour leur cruauté et leur talent d’épéiste.
- En effet, c’est une histoire qui fait froid dans le dos. Mais dans un monde où de nos jours ce genre de faits peut aussi bien être possible, vous n’y croyez pas ?
- Non absolument pas, ce n’est qu’une légende et avant qu’on l’expose, j’ai eu la chance d'avoir pu tenir ce katana et je vous assure que l’idée de vous décapiter ne me trotte pas dans la tête.
- Vous m’en voyez ravi, Monsieur le directeur ! Merci de m’avoir accordé quelques minutes de votre temps. Je tiens à vous féliciter pour cette nouvelle acquisition, qui j’en suis sûr, multipliera les visites au musée.
- Je vous en prie, tout le plaisir était pour moi et j’avoue que je partage votre enthousiasme M. Urich.


To be continued...