vendredi 20 août 2010

Soeur Maggie : Sister act of Hell's Kitchen

Surprendrais-je réellement quelqu’un si je disais que Sœur Maggie est la mère de Matt Murdock alias Daredevil ? Personnage qui se fait plutôt rare dans la série régulière du diable rouge, la bonne sœur laisse néanmoins derrière elle des passages remarqués à certains moments difficiles de la vie de son fils. Analyse et parcours de cette religieuse énigmatique.

Au commencement.
Jack Murdock a élevé seul son fils. Il a toujours dit à Matthew que sa mère était morte et Matt ne sut la vérité que longtemps après la mort de son père.
On savait grosso modo que Maggie avait abandonné Matt à son père pour se consacrer à la vie religieuse sans plus de détail. Le one-shot Battlin’ Jack Murdock , parut cette année ne nous apprend pas grand choses de nouveau en définitif.
Dans l’arc de Zeb Wells, Maggie apparaît chez Jack et lui confie le nouveau né, elle est assez expéditive et lui dit qu’ils ont commis un péché. On peut alors déduire qu’ils n’étaient pas mariés quand ils ont conçu Matt, contrairement à d’autres références qui attribue à Maggie le nom de Murdock. Elle est en passe de devenir bonne sœur et porte sa croix qui va devenir par la suite une référence importante pour son fils. On peut facilement comprendre de par la voix spirituelle qu’elle désire emprunter, qu’il lui est impossible de concevoir s’engager avec un homme qui gagne sa vie en usant de violence, qui a de mauvaises fréquentations et qui a un penchant pour l’alcool. Par contre, l’abandon de son propre fils est moins compréhensible et plus condamnable. Surtout qu’elle ne le laisse pas à la personne la plus apte à élever convenablement un enfant. Elle n’hésite pas à tourner le dos à sa part de responsabilité et à un homme qui semble l’aimer sincèrement, acte qui ne se révèle pas être des plus exemplaires de la part d’une prétendue personne pieuse.


Cécité et apparitions des pouvoirs.

Après l’immense succès qu’a connu le run de Frank Miller sur Daredevil, l’auteur a eu envie de réécrire les origines du héros aveugle dans l’arc The man without fear. Un arc où Sœur Maggie fait une rapide apparition.
En effet, lorsque Matt est emmené à l’hôpital suite à son accident qui va à la fois le rendre aveugle et lui donner ses pouvoirs, une visite particulière ne va pas le laisser indifférent. Une femme va lui souffler que ce qui lui arrive est une bénédiction et qu’il doit ne mettre personne au courant de ses dons extraordinaires, même pas son père. Et le plus surprenant c’est que le petit Matt va suivre les conseils de cette inconnue dont il ne sait strictement rien. Il retiendra uniquement qu’elle porte un pendentif en forme de croix autour du cou. Le lecteur avertit lui, sait pourquoi la jeune femme verse une larme en embrassant le front de l’enfant et en l’abandonnant à son fardeau.

Renaissance.

Le chef d’œuvre de Frank Miller, Born Again est l’une des rares aventures de Daredevil à compter dans son casting Sœur Maggie. Et elle a ici un rôle capital à jouer : celui d’une mère. Matt va connaître une véritable descente aux enfers aussi bien, physiquement, socialement et psychologiquement. C’est Maggie qui va le retrouver et lui porter secours bien qu’on ne nous donne pas vraiment d’explication sur ce qui a amené la religieuse au gymnase. Néanmoins, on est ici les témoins privilégiés de la première grande preuve d’affection que Maggie donne à Matt. Une mère soignant son fils jour après jours, et priant à son chevet pour que celui-ci survive à ses blessures. C’est d’ailleurs ce témoignage d’inquiétude et ce don de la personne très prononcé qui va mettre Matt sur la piste de l’identité de Sœur Maggie. Il se souviendra de cette mystérieuse femme qui lui avait jadis rendu visite à l’hôpital et qui portait cette même croix en or. Il ne lui en fallait pas plus pour faire le rapprochement. On retrouve même cette croix autour du cou de Matt lors de sa convalescence. Il finit par lui demander si elle est sa mère. Maggie nie mais on ne la fait pas à un véritable détecteur de mensonges humain. Matt n’ajoute rien mais affiche un sourire serein. C’est l’une des facettes de sa renaissance puisque le voilà avec une nouvelle identité. Il retrouve sa mère (ou l’inverse) même si celle-ci ne l'avoue pas encore. Pour que les choses soient officiellement dites, il faudra attendre plus d’une décennie avec l’arc de Kevin Smith : Sous l’aile du Diable.

La perte d’un être cher.
Sous l’aile du Diable a quelques points communs avec Born Again. Hormis que les deux arcs laissent une place importante à Sœur Maggie, ils offrent également un rôle tragique à Karen Page et aborde en partie la religion chrétienne.
Daredevil se voit confier la garde d’un bébé dont certains prétendent qu’il est le messie et d’autres qu’il est maléfique. Cette situation va le pousser au bord de la folie. Complètement déboussolé, il va demander de l’aide à sa nonne préférée.

Grâce à Smith, Matt et Maggie vont enfin crever l’abcès et cette dernière va reconnaître quoique implicitement qu’elle est sa mère. Amer, Matt l’entraîne sur le débat classique mais très approprié à la situation, sur l’existence de Dieu. La réconciliation se fait au terme d’une gifle donnée par la religieuse à son blasphémateur de fils, de quoi lui remettre efficacement les idées en place.
Au cours de l’aventure, Bullseye attaque le foyer Clinton afin de récupérer l’enfant, l’assassin psychopathe a l’occasion unique de tuer la mère de son pire ennemi (c’est d’ailleurs une des rares fois où l’on voit Maggie courir un danger, ce qui est normalement plus courant pour les proches des super-héros). Ce qu’il n’aurait pas manqué de faire s’il aurait su les liens familiaux qui rapprochent Matt et Maggie. Ce qui m’amène à m’interroger sur les personnes qui savent qui est vraiment Sœur Maggie.

Un secret bien gardé.

On connaît la maladroite habitude de Matt de confier ses secrets sous l’oreiller. Mais a-t-il autant de difficulté à garder son identité secrète que celle de sa mère. On a déjà quelques éléments dans l’arc de Kevin Smith.
Dans celui-ci, Natasha Romanov fait part à Matt de son manque de confiance envers les femmes et lui donne parmi les causes, l’abandon de sa mère, la veuve noire connaît donc bien son passé mais à savoir si elle sait qui elle est, c’est moins sûr. Pour Karen Page, on constate clairement dans le même arc que les deux femmes ne se connaissent ni d’Eve ni de Matt ! Enfin, il persiste un énorme doute en ce qui concerne Wilson Fisk. En effet, toujours dans Sous l’aile du Diable, celui-ci raconte tout ce qu’il faut savoir sur Daredevil à un super-vilain, et sur la pleine page qui illustre ce propos figure la religieuse. Le rapport Murdock, dernier arc du run de Bendis sur la série bien que connu pour ses nombreuses incohérences conforte le fait que le Caïd serait au courant. Elektra met au parfum Daredevil sur l’existence de ce rapport en ses termes « Toute ta vie dans un carton. Même des tucs que tu sais pas. Ton père. Ta mère.» Or, il est surprenant que le Caïd ne s’est jamais servi de l’info pour nuire à Daredevil d’autant plus que nous savons que ce fameux document n’est qu’un leurre. Autre arc de Bendis, La Veuve nous rappelle que le Shield détient un dossier sur Daredevil, Nick Fury le plus grand espion du monde saurait lui ? Là encore c'est un mystère.

La traversée du désert.

Après Smith, ni Bendis ni Brubaker n’utilisa le personnage lors de leur run alors que la mère et le fils se sont quittés en bons termes et qu’on pouvait espérer voir naître entre eux une relation plus régulière. Hélas c’est tout le contraire qui s’est produit, les auteurs préférant évoquer le souvenir du père défunt plutôt que la présence de la mère vivante comme on peut le constater dans les arcs Daredevil : Jaune, Daredevil : Father, Le diable dans le bloc D, Sans peur ou encore Battlin’Jack Murdock.

Même Matt semble l’avoir complètement effacé de sa mémoire. Dans Unusual Suspects de Jenkins (qui se passe après le run de Smith) Spider-man et Daredevil sont entraînés par l’ennemi dans la mission de Hell’s Kitchen et la réaction de Matt est pour le moins curieuse. Au lieu de se dire « Oh non c’est là que ma mère vit », il pensera seulement « C’est là que Karen est morte. »Il y a une réticence évidente des scénaristes à utiliser la bonne sœur dans leurs histoires. Est-ce le côté religieux ou celui de la mère indigne qui rebute tant les auteurs de la série ? Dans le run de Ann Nocenti, Sœur Maggie n’apparaît qu’une seule fois et très brièvement, ce qui est dommage car on pouvait attendre d’une femme une approche intéressante et d’aborder avec pertinence la relation mère/fils comme elle l’a fait avec d’autres sujets.


En conclusion, malgré son interminable absence, Sœur Maggie a une place primordiale dans la mythologie Daredevil. Même si on est ravi qu’elle ne soit pas ce qu’est tante May à Peter Parker pour Matt Murdock, on regrette qu’elle se fasse autant rare dans la vie de son fils. Désormais nous prions pour elle, dans l’attente d’un scénariste sans peur qui voudra bien d’elle surtout qu’il y aurait nombre considérable d’intrigues intéressantes à exploiter tant les réponses à nos questions font défaut et qu’il y aurait des choses qui mériteraient d’être clarifiées à son propos.

dimanche 1 août 2010

X-fanfics

Chez les fanfiqueurs français, les fandoms des adaptations cinématographiques de nos comics rencontrent beaucoup plus de succès que la version papier d’origine. En effet, il est aisé de concevoir que le format du premier média cité est plus accessible et bénéficie d’un plus large publique. Quoique dans certains cas particulier notamment pour les romans « jeunesse » à succès (Harry Potter, Twilight), ce sont les versions de base qui sont préférées. Dans l’univers Marvel, c’est apparemment la trilogie X-men Movie qui inspire le plus les écrivains en herbe, c’est en tout cas le fandom que je retrouve le plus souvent sur le net.

Et justement aujourd’hui, je vous propose de découvrir l’une de ces fics. "Meilleurs ennemis" de Ylg s’intéresse à la relation particulière qu’entretiennent Erik Lehnsherr et Charles Xavier. L’auteur revisite ici la scène où le professeur Xavier rend visite à son ennemi de toujours en prison et que tous les deux disputent une partie d’échecs. Un passe-temps plus symbolique pour les deux mutants que l’on croirait.







Meilleurs Ennemis par Ylg (trouvée sur communauty.livejournal.com)

jeudi 29 juillet 2010

Foggy Nelson chez les tortues ninja - Episode 2

Suite de l’incongru crossover qui nous propose une rencontre arrangée entre Foggy Nelson et les tortues ninja. Et bien justement, il est temps pour les deux camps de faire plus ample connaissance. Un épisode où les jeux de mots sont à la fêtes.
Bienvenue chez les cht’arbés

Après que Maître Splinter ait convaincu Foggy Nelson de leur venir en aide face à la menace que représente l’armée de Krang pour leur monde, il pria ses élèves de se présenter comme il se doit à l’élu. Ses élèves s’exécutèrent en ayant à cœur de faire à leur hôte, une démonstration de leur technique de combat propre à chacun d’eux :
« - Salut, je suis Leonardo, ma couleur est le bleu. Je suis le leader des tortues ninja et je manie le katana aya !
- Yo, moi c’est Michelangelo, je porte le orange, j’adore me goinfrer et j’ai un nunchaku !
- Hello, je m’appelle Donatello, tout vêtu de violet, je suis le « MacGyver » de la bande et à mes heures perdues, j’aplatis mes adversaires à coup de bô !
- Pour finir, je suis Raphael, sarcastique à souhait, j’ai un penchant pour le rouge et les saï !
- Salut les gars, enchanté, moi c’est Foggy Nelson, avocat. Je suis féru de modélisme avec une préférence marquée pour les maquettes en allumettes et je collectionne aussi les timbres avec des petits chatons dessus ! »
A ses mots avares en révélation sur la puissance de l’élu, Maître Splinter expliqua à l’intéressé que ce serait un immense privilège pour ses disciples de se mesurer à celui qu’ils considéraient tous comme leur messie. Les choses présentées ainsi, Foggy ne put refuser à son grand regret.

Lors du combat qui s’ensuivit qui dura moins d’une minute dans lequel les tortues ninja se donnèrent à 200%, notre malheureux héros perdit 3 dents, un gros orteil et l’usage temporaire de toute la partie droite de son corps.

Le sage rat mutant en kimono ne voulut pas y croire. Il ne pouvait se résoudre de se dire que ses enfants s’étaient trompés de personne et que tout était dorénavant sans espoir. Il alla voir Foggy alité, toute la partie droite de son corps plâtré, un cache-œil sur le visage, agonisant après la raclée monumentale qu’il venait de se prendre. Il apporta au convalescent une tasse de thé fumante dont le liquide était d’une couleur rosâtre peu commune.

« - Oh merci Maître, de la tisane que c’est gentil de votre part.
- Ce n’est pas de la tisane jeune homme, c’est du mutagen.
- Du quoi ?
- Une substance chimique qui a fait de moi ainsi que de mes élèves, ce que nous sommes. J’ai pu récupérer et conserver ce qui se trouve dans ce récipient. Un contact avec ce liquide suffirait à te transformer en mutant. Je te donne tout ce que j’ai, je suis certain que ça pourrait t’aider à accomplir ta destinée.
- Oh là, doucement le poilu, comment ça marche votre potion magique ?
- C’est écrit sur la notice, je te la lis :
« Les propriétés de ce mutagène est la transformation de tout être vivant en mutant, dont le corps provient de l'ADN des derniers êtres vivants avec lesquels le dit sujet a été en contact. »
Ainsi, les tortues, qui avaient été en contact avec moi, devinrent des tortues avec des caractéristiques et une taille humanoïdes. Quant à moi, qui vivais au milieu des rats depuis longtemps, mais ça c’est une autre histoire, et je devins un rat humanoïde.
- Ah non pas ça !!! Enlevez moi ça tout de suite de sous mon nez, j’ai mangé des huîtres au dîner !? »
D’un geste brusque de la main, Foggy balaya la tasse de produit chimique des mains de Splinter. La tasse se renversa sur les draps du malheureux déjà en piteux état. Les deux individus crièrent simultanément, l’un de douleur, ébouillanté, l’autre de colère, dépité. Quand tout à coup, le drap du lit s’anima, prenant la forme qu’on connaît aux fantômes d’histoires pour enfants. La forme flotta dans les quatre coins de la chambre avant de s’arrêter devant les deux êtres qui se turent de stupéfaction. Le drap fantôme prit la parole « Bonjour, je m’appelle Latan, Charles Latan ! » avant de traverser le mûr et de disparaître pour toujours. On ne sut jamais si le nom du drap faisait allusion à la profession de Foggy ou de la prétention qu’il soit l’élu. Or, une fois le fantôme parti, nos deux héros reprirent leur cri plaintif. Foggy se faisait passer un savon mais n’y prêtait aucunement attention. Il était axé sur cette sensation d’insoutenable brûlure.

Soudain, il prit littéralement feu ! Non pas qu’il fut victime d’une combustion spontanée, mais il devint une vraie torche humaine. Il prit alors son envol, laissant à son passage le haut du crâne du Maître prendre feu, celui-ci affichant finalement un sourire satisfait devant ce qui ressemblait à la manifestation des pouvoirs de l’élu ! Foggy volait durant cette belle nuit d’été dans le ciel sans nuage de New York. Les tortues étaient sorties à la surface pour admirer le spectacle. Pour impressionner la foule, notre avocat tenta de dessiner le logo des 4 fantastiques comme le fait souvent Johnny Storm mais d’après ses alliés ce n’était pas très ressemblant.
« - Qu’est-ce qu’il écrit ?
- Je sais pas, on dirait du chinois.
- ça ressemble plutôt à un doigt d’honneur non ?
- Pas du tout, c’est de l’art abstrait, vous y connaissez rien les gars ! »


Après deux heures de vol, Foggy se posa enfin, il reprit forme humaine, retourna chez ses nouveaux amis et alla se coucher. Il était épuisé mais aussi très excité par les nouveaux pouvoirs qu’il venait d’acquérir, surtout qu’il réalisa que le feu l’avait purifié et guérit de ses blessures. Ses hôtes allèrent également dormir, rassurés sur les capacités de leur renfort de choix.



Le lendemain matin.

Foggy Nelson se réveilla vers 9h, habitude prise avec ses horaires de bureaux. Il avait très faim. Il partit donc rejoindre ses camarades pour partager le petit déjeuner.
Les tortues ninja ainsi que Maître Splinter étaient déjà là, autour de la table. Ils engloutissaient déjà, à cette heure si matinale, des parts de pizza et buvaient, ce qui était plus de circonstance, du café. On avait servi Foggy mais celui-ci se sentit soudainement agressé par une odeur des plus repoussantes. Il fit mine de se renifler les aisselles avant d’interroger son voisin :
« - Dit Michelangelo, qu’est ce qu’il y a sur vos pizza ?
- à ça, c’est un fromage ch’ti qui vient du nord de la France, le mariole, le mari à poile, un truc comme ça.
- Le mari à poile ? Qu’est ce que c’est que ça ? Demanda l’avocat intrigué.
- C’est du maroilles rectifia Léonardo, c’est un fromage qui schlingue un petit peu fort, tu veux goûter ?
- Non refusa vivement l’homme en rentrant sa tête en arrière.
- Tu as tord, c’est moins fort dans le goût que l’odeur expliqua Maître Splinter.
Foggy ne veuillant pas offenser ses hôtes goutta une de ses parts de pizza très spéciales, sa grimace fut très explicites sur son opinion.
- C’est bon hein ? Lança Donatello.
- Oh ! C’est aussi fort une fois à l’intérieure se surprit Foggy.
- C’est pour ça qu’on trempe la pizza dans le café, ça adoucit rajouta Raphael. »

Foggy se sentit dorénavant accepté au sein de l’équipe, si bien qu’il décida de se vêtir comme ses frères d’armes. Il fît deux trous sur sa cravate grise et l’attacha autour de la tête. Ensuite, Il découpa au ciseaux son pantalon de la même couleur pour s’en faire un short et utilisa son surplus de tissu pour se bander les genoux, les coudes et les poignets. Donatello était même en train de lui fabriquer une boucle de ceinture dorée dans laquelle il grava la lettre « F » et une carapace en bois qu’il pourra porter comme un sac à dos.

Si D’Artagnan fut à son époque le cinquième mousquetaire, Foggy devenait de la même manière la cinquième tortue ninja ! Quand il se présenta ainsi relooké, tout le monde avait l’air agréablement surpris.
« - Wow y a pas à dire tu fais une tortue géniale mon pote s’exclama Michelangelo.
- Je dirais plus « Attention voilà Franklin la tortue !! » ajouta Raphael sarcastique.
- C’est bon les gars, arrêter de le tortue-rer le pauvre compatit Leonardo. »

« Salut tout le monde ! » Devant les yeux ébahis de Foggy apparut une jeune femme rousse aux cheveux mi-courts. Elle portait une combinaison jaune et des bottes blanches et tout le monde ici semblait bien la connaître.
« - Ah non April, je t’en prie pas maintenant, tu sais bien que la situation est grave se plaignit Léonardo.
- Mais qui est cette ravissante jeune femme ? Coupa l’avocat séduit. Je me présente Foggy Nelson mais vous pouvez m’appeler Franklin, que puis-je faire pour vous euh mademoiselle ?
- April O’Neil, journaliste pour canal 6, c’est vous l’élu ? Dites moi ce rôles ne vous pèse pas trop sur les épaules ? Comment comptez-vous venir à bout de l’armée de Krang ? Vous avez un plan euh Franky ? Agressa-t-elle armée d’un stylo et d’un bloc-notes celui qui lui faisait la cours.»

Face à cet interrogatoire, Foggy repensa à son meilleur ami et ce qui lui arriva lorsque le Daily Globe divulgua qu’il était Daredevil. D’emblée, il fut pris d’une peur panique.
« Non, non, vous vous trompez, je ne suis pas l’élu. Objection votre honneur, il y a vice de procédure. Je demande grâce, c’est pas moi, c’est ce con de Matt Murdock !! Mon Dieu, je ne veux pas être rayé du barreau et finir mes jours à Ryker’s avec Carnage comme codétenu ! »
Il finit en larmes dans les bras d’April (le malin !) La journaliste regardait les tortues ninja d’un air désespéré qui semblait demandé « Mais où vous l’avez trouvé cet énergumène ? » Et ils répondirent d’un regard qui tenait à dire « On sait, on sait… »

Puis, tout à coup, April reçut un coup de téléphone. La jeune femme se débarrassa du boulet en lui assénant un coup de pied dans les dents. Ainsi, elle put répondre à son appel.
« -Allô ?... quoi ? Vous êtes sûr ? Oui chef, on y va tout de suite… Ok les gars c’était Burne Thompson dit « ma couille », mon patron, ça va mal, Krang passe à l’attaque, l’invasion a commencé, faut pas qu’on traîne ! »


To be continued…

dimanche 18 juillet 2010

Marvel Minimates Série Exclusive - Zombie Daredevil & Zombie Giant Man

Le mois dernier, je vous parlais des figurines Minimates de Diamond Select Toys à l’effigie de héros de cinéma, de séries TV, de jeux vidéo ou encore de comics. Après le Daredevil en lambeaux, j’ai craqué pour le DD version « Marvel Zombies ».

Pour faire court, Marvel Zombies est une mini-série qui se passe dans un monde parallèle à la terre 616, dans lequel un virus a transformé tous les super-héros en zombies cannibales et vous aurez deviné que Daredevil et Giant-man n’ont pas échappé à ce fléau.


Je ne vous cache pas que les figurines Minimates sont très difficiles à se procurer dans l’hexagone alors les séries exclusives des Marvel Minimates, je ne vous raconte pas ! Fort heureusement, j’ai eu la chance de trouver sur ebay un professionnel anglais qui vendait la dite série, neuve à un prix très abordable (j’en ai eu pour moins de 15 euros avec les frais d’envoi alors que certains pro français vendent un lot de Minimates plus cher sans les frais d’envoi !). Alors qu’en est-il de ce lot exclusive ?


Zombie Daredevil
Globalement notre tête à cornes est très réussie en mort-vivant. Et là, le sens du détail joue un rôle prépondérant. Sa bouche nous dévoile des dents terrifiantes, son costume est couvert de la tête aux pieds de traces d’usure et surtout on peut difficilement passer à côté de l’énorme trou que Matt a au milieu du ventre. Superbe effet réalisé grâce à un effet de transparence bien pensé. Le sigle DD n’est donc pas présent, on voit juste quelques bouts de côtes et on se demande comment ainsi désossée, la bête peut bien tenir debout, et ce qui témoigne d’un travail sérieux, le trou béant n’a pas été omis au dos de la figurine.
Pour ce qui est du visage/masque, la version Zombie est très différente de celle du Battle Damaged Daredevil. En effet contrairement à cette dernière, il est presque impossible d’enlever le masque au zombie, non que celui-ci essaye de vous bouffer les doigts, mais le masque a un piquet interne qui s’enfonce sur un trou situé sur le crâne du monstre (le pauvre, heureusement qu’il ne ressent plus la douleur !), ayant un point d’appui très mince, à tous les coups, on enlève la tête au lieu du masque. Moi-même je me suis « amusé » des jours, armé d’une pince à épiler pour pouvoir découvrir le visage de la Minimate, agacé à la fois de ne pas y arriver et du risque bien réél d’abimer ma nouvelle acquisition. Et là étonnement le visage du zombie est plus complet que la version vivante car cette fois, Matt a gagné des cheveux et des oreilles. On lui découvre également un regard effrayant avec des petits yeux blancs sans rétine.
Enfin, comme tous les Minimates Daredevil, la figurine a droit à ses deux matraques assorties.



Zombie Giant Man
Ça aurait pu être une bonne chose d’avoir deux figurines de héros qui ne se côtoient jamais dans l’univers Marvel sauf que vu le traitement négligé auquel à eu droit la Minimate, cela se relève être une véritable déception. Son masque par exemple ne se retire pas car celui-ci fait partie intégrante de sa tête. Ceci étant, on n’a pas jugé nécessaire de mettre de point d’articulation sur le cou, résultat, on ne peut même pas bouger la tête de la figurine. Il ne possède pas non plus d’accessoire, le constructeur aurait pu au moins faire l’effort de nous proposer une figurine plus grande que la taille de base, mais non le géant n’est décidément pas à la hauteur. De plus, son costume dont le rouge prédomine ne se démarque pas assez de celui de son confrère mort-vivant.


















En fin de compte, une série exclusive macabrement sympathique dont la pièce maîtresse est Daredevil et dont Giant Man assure le minimum syndical. Et pour la prochaine, je promets de choisir la Minimate d’un DD en pleine forme ! Je serai tenté pour une version costume variant, pour info, le jaune et le gris existent…