dimanche 20 novembre 2011

Daredevil et les revues kiosques : une grande histoire d’amour.

A l’occasion du grand retour de Daredevil en kiosque prévu pour mars 2012, j’ai pensé qu'il serait intéressant de retracer le parcours de notre diable de héros dans ce format qu’il affectionne particulièrement.


Tout commence en Janvier 1970 avec le premier numéro de Strange édité par Lug puis des années plus tard par Semic. La série est publiée jusqu’au numéro 211 de juillet 1987, ce qui représente tout de même 17 ans de parution. Elle cesse de paraître au beau milieu du run de Frank Miller : Born Again victime à l'époque de la censure, jugé trop violent. Strange atteint le numéro 324 pour ensuite étonnement accueillir des séries DC Comics jusqu’au numéro 335 de mars 1998 où la mythique revue arrive au terme d’une longue vie bien remplie.



En Août 1989 soit deux ans après sa disparition dans le sommaire de Strange, Daredevil réapparait dans une revue éponyme : Version intégrale : Daredevil où chaque numéro contient deux épisodes de la série régulière. Un format courant choisi par Semic qui a touché plusieurs séries. Je me souviens entre autres de Thor, Hulk, Cable ou encore X-Factor. Ce bimensuel compte dix neuf numéros qui nous conte le run très apprécié par les fans d’Ann Nocenti et John Romita Junior. La revue dit ses adieux en octobre 1992 dont la publication du dernier numéro s’est fait attendre quatre mois au lieu de deux.



Ensuite c’est à l’occasion du centième numéro de Spécial Strange de Semic en Septembre 1995 que DD tape l’incruste dans ses pages aux côtés de séries de groupes super-héroïques tels que Uncanny X-men, New Warriors, X-Factor ou encore Génération X. Dans le run de Dan Chichester Daredevil acquiert un nouveau costume plus sombre (du genre de celui de Shadowland) et la série se voit bénéficier durant les sept premiers numéros d’un nouveau logo et du sous-titre : l’arbre de la connaissance qui a remplacé l’habituel l’homme sans peur. La série régulière quitte néanmoins rapidement la revue (comme DD son costume noir) au numéro 115 de décembre 1996.



Panini Comics reprenant les droits des publications Marvel, La suite directe de la série est publiée dans une revue mensuelle baptisée sobrement Marvel le magazine qui contient des séries aussi variées dont on peut citer Earth X ou Captain America : Sentinel of Liberty. Le premier numéro paraît en février 1997 et s’arrête après 42 numéros en novembre 2000. La série du diable rouge elle, paraît irrégulièrement jusqu’au trente et unième numéro en Août 1999. Une période décisif puisque ses épisodes signent la fin du volume 1 de la série régulière.




Le mois suivant, Daredevil déménage dans une nouvelle revue Marvel Knights, qui contient autant de séries très urbaines comme le Punisher, Marvel Knights ou Black Widow (dans lesquelles DD ne manquera pas d’apparaître) comme des séries plus cosmiques comme les Inhumains ou Docteur Strange. L’aventure se termine au numéro 14 parut en Octobre 2000. Six mois et six parutions plus tard Marvel Knights passe lui aussi à la trappe, décidément...




Enfin, Daredevil fait une dernière apparition en kiosque avec une autre revue éponyme bimensuelle qui garde cependant le sous-titre « Marvel Knight ». Tuée dans l’œuf, cette revue s’est vite essoufflée après seulement cinq numéros en mai 2002.

A noter que pour les deux dernières revues citées, tous les épisodes de ce début de volume 2 ont été réédité en librairie sous différentes collections : 100% Marvel, Marvel Prestige, Succès du Livre et Marvel Deluxe.



Après la parenthèse librairie notamment en 100% Marvel qui se terminera en janvier 2012 avec le vingt troisième et dernier tome (qui hélas ne promet pas d'être inoubliable), période qui aura duré douze ans mine de rien, DD reviendra en kiosque en mars 2012 avec une nouvelle (et meilleure) équipe artistique. Ce retour se fera dans une revue dont le nom ne nous est pas inconnu : Marvel Knights !

Avec comme voisin, un tueur psychopathe de criminels et un motard squelettique à l’esprit vengeur infernal, nous souhaitons à notre tête à cornes de trouver sa place mais aussi plus de réussite et de longévité que dans la revue du même nom d’il y a quelques années. Mais entre nous, cela ne se révèle pas être très difficile.


jeudi 17 novembre 2011

Les commandes comics de la Médiathèque pour 2012

La Médiathèque de Bourges a récemment passé la commande de trois nouveaux comics qu’elle devrait recevoir d’ici la mi-janvier 2012. Sans prendre trop de risque, ses choix sont mâlins et efficaces.

New-York 1947
Possédant depuis un moment dans ces étagères le titre phare Block 109 de l'éditeur Akiléos, notre médiathèque a choisi de s’acquérir du troisième volume additionnel de ce roman graphique qui nous propose un savoureux et savant mélange des genres (détournements historiques, survival horror, thriller...). Ce nouveau tome nous renvoie aux répercussions des évènements du premier opus aux États-Unis. A défaut de the Dead Walking, nous auront quand même droit à un comic de zombie de qualité.






Best Comics - Spider-man : la grande alliance
Je suis assez content de ce choix vu les titres que possède la médiathèque concernant notre monte en l’aire : des volumes du feu éditeur Bethy dont trois concernant la période Mc Farlane et un autre « Frères ennemis » difficile d’apprécier pleinement, lu hors contexte et hors continuité de la saga du clone dont il fait partie, qui plus est brille par l’absence de Peter Parker. Enfin, le titre Spider-man Noir de Panini comics est certes de bonne facture mais on est loin de l’univers original de l’homme araignée.
Cela fait donc plaisir qu’on s’intéresse cette fois à une aventure récente, plus ou moins complète avec un cast de héros très urbains : Daredevil, Moon Knight, Shang-Shi entre autres s'unissent pour affronter le Caïd. Il faut aussi savoir qu’il s’agit d’un arc tiré de la série Ultimate Spider-man et que certains aspects diffèrent de l’univers 616.


Batman Universe #1 : qu'est-il arrivé au chevalier noir ?
Contrairement à l’icône héroïque de Marvel, le réseau de bibliothèque de Bourges possède déjà en ses lieux quelques perles du Dark Night telles que Les fous d’Arkham de Grant Morisson, The killing joke de Grant Morisson et moins connu, la trilogie Manbat : Les troglodytes de Jamie Delano. Vient donc bientôt s’ajouter à ces œuvres, un arc plus récent évoquant la mort du chevalier noir avec aux commandes la même équipe qui a posé les fondations de l'univers Marvel 1602, j’ai nommé Neil Gaiman et Andy Kubert.





Une sélection qui donne la part belle aux grands super-héros des grandes maisons d’éditions du comics américain avec une touche de zombie au temps de la seconde guerre mondiale. Beau programme en perspective pour le début de la nouvelle année.

dimanche 23 octobre 2011

La rubrique de Turk #9

Grand retour de la rubrique star des contes de Hell’s Kitchen avec un Turk qui se donne des faux airs de Martin Luther King, le tout saupoudré d'allusions à l’univers de l’excellentissime Old Man Logan.


I have a dream.

"Ce matin, j’ai fais un rêve mes amis truands, un rêve qui m’a donné de l’espoir pour l’avenir. J’ai rêvé que tous ensemble nous nous étions unis, que nous avions vaincus tous ces ploucs en collant qui nous harcèlent depuis toujours ! J’ai rêvé qu’ils nous baisaient les pieds et qu’ils nous suppliaient de les épargner… en vain. Oui mes amis, nous avions finalement gagné et l’Amérique était à nous. Nous nous partagions le nouveau monde et le fantasme du rêve américain était à devenu pour nous une réalité !

J’ai rêvé que je devenais le nouveau Caïd et que je contrôlais une vaste partie de ce beau pays. J’étais jeune, fort et crains de tous. Je sacrifiais mes pires ennemis à des dinosaures assoiffés de sang et le peuple m’idolâtrait. Daredevil et le Punisher ont hurlé, quelle douce musique à mes oreilles…


...et c’est à ce moment précis que le rêve a viré au cauchemar.

Je me suis réveillé le front en sueur et les draps mouillés. Sans compter la lame d'un gros couteau contre mon cou qui menaçait de me la trancher !

Donc si je peux vous donner un conseil mes camarades hors-la-loi méfiez-vous sérieusement de Daredevil… et des bonnes femmes !"

mercredi 19 octobre 2011

Psychanalyse du super-héros : des séances aussi courtes qu’onéreuses !

J’ai l’habitude d’être très sélectif dans mes choix d’achats de comics et autres livres. Je lis les critiques du bouquin, je le feuillète en rayon mais parfois on a beau faire on n’est pas gagnant à tous les coups.

C’est le cas du livre Psychanalyse du super-héros de Wandrill (scénario) et Reuno (dessin) des éditions Vraoum !. Je suis tombé sur quelques illustrations sur le net et ça a suffit à m’appâter. Datant de 2009, il est déjà introuvable en librairie et résultat, j’ai dû le commander. Et j’ai eu comme une petite déception lorsque j’ai eu le dit livre en main.

D’abord le bouquin est aussi petit qu’épais. Un livre de poche qui compte seulement 16 pages. M’appuyant sur le titre, je pensais que ces dessins servaient d’illu à des articles plus approfondis sur la psychanalyse de nos super-héros préférés mais non, ces petites confidences humoristiques faites allongé sur un divan sont en tout et pour tout le seul contenu du bouquin.

Pour la modique somme de 5 euros, je trouve cela un peu léger. Surtout lorsque l’on est accoutumé aux revues Marvel moins chères et beaucoup plus garnies en consistance. En fait, il s’agit là d’une réédition car une première version en N&B avec des dessins plus laids, était déjà sortie auparavant. (voir ci-dessous le comparatif de dessins des deux éditions)


On a donc ici droit à l’intervention de dix sept super-héros et vilains confondus rebaptisés pour l'occasion (Loup Werine, Pierre Parker, Capitaine Amérique etc...). Du coup par manque de place, à deux reprises deux patients se partagent une planche, ah ah ah (vous inquiétez pas doc c’est nerveux !)

Apparemment l'auteur est plus calé en personnges de l’univers Marvel que de ceux de l'univers DC comics puisque seulement deux héros DC apparaissent dans ce recueil, enfin non pardon trois si on compte la couverture ! Toutes les interventions ne font pas mouche, notamment celle de Spider-man n’est pas terrible quand certaines vous tirera néanmoins un petit sourire en coin.

Pour ceux à qui ce genre de titre à tout de même des chances de plaire, il existe d’autres thèmes de psychanalyse qu’exerce ce Dr Charles Latant (ce n’est pas son nom mais ça lui va bien je trouve !) comme La psychanalyse du Héros de Manga (des années 80), La psychanalyse des Miquets et bien d’autres encore.

Lu en moins d’une minute chrono et n’aimant pas le gaspillage, ce petit bout de papier me sert maintenant de garde page.

dimanche 16 octobre 2011

Marvel 1602 : Daredevil

Je viens de terminer la lecture du premier volume de la collection Marvel deluxe de 1602. Acheté en occasion, je le voulais dans ma bibliothèque pour deux raisons. La première la présence importante de Matt Murdock dans l’aventure et la seconde celle de Neil Gaiman au scénario. En effet, ayant lu quelques un de ses comics (les quatre tomes de Sandman publié par Delcourt et deux autres centrés sur Death) j’étais curieux de voir ce que ferait ce grand auteur de l’univers Marvel. Le résultat est à la fois surprenant et intelligent pourtant mon avis est mitigé. Rebuté particulièrement par l’ingrédient spatio-temporel de la saga dont j’avoue ne pas être un grand passionné du genre, bien au contraire. Je profite néanmoins de cette occasion pour vous dresser un portrait de la version de Daredevil de 1602.


Au XVIIème siècle, Matthew Murdock est un ménestrel aveugle, un personnage qui n’est pas sans rappeler un certain Assurancetourix puisque les bonnes gens ont plus tendance à lui donner une pièce pour qu’il se taise que pour ses talents de chanteur. Mais heureusement pour lui, tout ceci n’est qu’une couverture. En réalité, Matt est le meilleur agent de l’espion de la reine, Nicholas Fury. Malgré sa cécité, il possède d’autres capacités cachées comme acrobate sans peur à l’agilité impressionnante. Fury va ainsi lui confier une mission à haut risque : rejoindre et escorter un vieil homme qui est le gardien du trésor des templiers, trésor également convoité par les ennemis de la couronne. Pour mener à bien sa mission, Matt est associé à un autre agent, une dénommée Natasha. Il réside entre eux une relation « je t’aime moi non plus » assez distrayante.

Moralement, le joueur de luth est au top. Il sourit souvent et fait preuve d’une certaine classe comme dans sa période Gene Colan ou encore le début du run de Frank Miller. Il est aussi l’auteur de remarquables réparties, tantôt percutantes tantôt pleines d’humour, ce qui rend cette incarnation du personnage très sympathique.

Pour ce qui est de l’apparence physique, ici exit le costume de diable. Il n’y a pas de Daredevil, seulement Matthew Murdock. Il porte un bandeau rouge sur les yeux et un gilet de la même couleur en guise de rappel. Roux, il a cependant les cheveux mi-longs et un bouc soit une allure plus décontractée que celle d’un avocat par exemple.

Lorsque Nat lui demande s’il a toujours été aveugle, une page suffit à nous conter ses origines. Petit et aventureux, il pénétra dans une grotte où une étrange substance verte coulait des parois. C’est donc cette espèce de kryptonite liquide qui est la cause de son handicap et qui remplace l’isotope radioactif classique. En revanche, une seule allusion concerne ses sens hyper-développés même si on constate bien que notre joyeux luron se passe de la vue sans trop de difficulté.

1602 : une insertion du Marvelverse au temps de la Renaissance plutôt bonne (même si on se serait bien passé du côté spatio-temporel casse-tête et surexploité dans nos comics) où un pauvre musicien aveugle réussi tout de même à tirer son épingle du jeu.