jeudi 1 juillet 2010

Foggy Nelson Chez les tortues ninja - Episode 1

En lisant la fanfiction parodique « les chevaliers de Jésus » sur le blog de Léo sur le fandom Saint Seya, j’ai aussi eu envie de m’essayer à une histoire beaucoup plus légère que d’habitude pour ne pas dire délirante. Voilà comment est née la saga « Foggy Nelson chez les tortues ninja », crossover dont le titre explicite révèle les deux univers qui vont se rencontrer. Pourquoi les TMNT vous me direz-vous ? Il faut savoir qu’à la base la série voulait parodier le passage de Frank Miller sur Daredevil et son titre Ronin. Vous saurez donc apprécier le clin d'oeil ;)



Foggy l’hurlub’élu


Résumé des épisodes précédents que j’avais trop la flemme d’écrire (ah bin bravo ça commence bien !) :
Krang et Shredder ont trouvé le moyen de quitter la dimension X à bord du Technodrome et de rejoindre la dimension de la Terre. La grande armée de Krang et le Clan des Foot de Shredder s’apprêtent donc à envahir New-York, première étape de leur projet d’invasion planétaire. Face à cette terrible nouvelle, les tortues ninja sont impuissantes, leur seul espoir et de retrouver l’élu qui d’après Maître Splinter est le salut de l’humanité et de la « mutanteté » !

Dans une terre parallèle appelée « le-à-peu-près-Marvelcomics-616-et-des-poussières » (et encore ça c’est juste le diminutif du nom) et plus précisément, dans les bureaux des célèbres avocats et associés « Nelson & Murdock & Blake & Mortimer & Co ». Cette nuit, deux vieux amis et collègues y travaillent tard.

« - Zut, zut, zut et zut !
- Qu’est-ce qu’il y a Foggy ?
- Il y a que j’en ai ma claque Matt ! Becky et toi vous gagnez toutes vos affaires, toi tu es aveugle et elle, elle est cloîtrée dans un fauteuil roulant. Grâce à vos handicaps, vous gagnez la sympathie des jurés et pour vous bingo, le tour est joué. Hier encore, j’ai réussi à perdre l’affaire « Fans de Spider-man vs Quesada » je suis trop nul, moi aussi il me faut devenir T.H et toucher l’Aide à l’Adulte Handicapé ! (non déductible des impôts)
- Je vois, laisse-moi réfléchir hmm bon comme on est de vieux amis, je peux te trancher soigneusement la langue si tu veux, propose gentiment Matt.
- Et comment fait un muet pour plaider au tribunal hein ?
- Ah oui c’est vrai, bin sinon je peux toujours t’amputer un bras et faire de toi un manchot.
- Super ! Je mets ma main à couper que ça va marcher ! Ok vas-y dit de bon cœur Nelson.

Matt se saisit alors d’un katana de décoration accroché au mur tandis que Foggy serrait un garrot autour de son bras gauche qu’il posa sur la table.

- Tu es prêt ? demanda Matt à son meilleur ami.
- C’est quand tu veux répliqua l’avocat joufflu.
Mais soudain Matt ne se sentit pas bien, une douleur atroce au ventre le tiraillait. Il sortit alors de la pièce en articulant difficilement quelques mots face caméra « Ne zappez pas, la suite après une petite page de pub ». Ce que ne voulait surtout pas admettre notre homme sans peur, c’est qu’il avait ce qu’on appelle grossièrement « la chiasse » ! Arrivé aux toilettes, il mit rapidement des boules Quies sur les oreilles et une grosse pince à linge rouge sur le nez avant de baisser son pantalon et de se livrer à un véritable concert de trompette.

Pendant ce temps, Franklin s’impatientait quand tout à coup une lumière vive apparut au milieu de la pièce laissant notre homme abasourdit. Cette lumière forma bientôt un cercle vertical où en sortirent quatre étranges créatures.


« - Kowabunga ! S’exclamèrent en chœur les nouveaux venus.
- Que… qui êtes-vous ? Demanda l’avocat inquiet.
- Les livreurs de pizza, plaisanta l’une des tortues mutantes.
- Ne te disperse pas Raphael, la mission avant tout, reprit celui qui semblait être le leader du groupe.

Au même moment, Matt Murdock tira la chasse d’eau, vida un spray entier de Oust avant d’enlever ses boules Quies et sa pince à linge, c’est là qu’il se rendit compte qu’il se passait quelque chose de bizarre dans la pièce où il avait laissé son ami.
Dans la pièce en question, les tortues humanoïdes réussirent à enfermer Foggy dans un sac poubelle et le ruèrent de coup pour qu’il cesse de se débattre. Puis, ils gagnèrent le portail inter-dimensionnel et disparurent sans laisser de trace.

Matt ouvrit la porte violemment, le nez rouge encore aplati et une main retenant son pantalon qui lui tombait sur les genoux. Son collègue n’était plus là mais sans avoir eu le temps de pleurer sa disparition, il dû recourir très vite au cabinet de toilette.

Douze heures plus tôt

Ce matin Maître Splinter tentait du mieux que possible de délivrer son enseignement à des élèves bien dissipés. En effet, les tortues ninja n’écoutaient pas leur sensei, trop occupées à discuter entre elles du film d’action d’hier soir ou de la nouvelle pizzeria qui fait fureur en ville.
Le professeur désespéré eu soudainement une idée lumineuse en repensant à un film traitant de ses lacunes d’autorité : Esprits rebelles !
Dans l’indifférence générale, le rat mutant s’absenta une minute avant de réapparaître avec sous le bras, un carton renfermant une délicieuse Margherita partagée en quatre parts égales gagnant ainsi miraculeusement l’attention de ses disciples.
« - La première part pour celui qui me cite la prophétie de l’élu.
- Lorsque l’armée du Mal, ouvrira les portes de notre dimension
Lorsque le Chaos sera total, et l’Espoir en voie d’extinction
Quatre Courageux Guerriers, devront ramener l’Elu
D’un Monde Inconnu, sauveur aux sens décuplés
Il délivrera notre Univers, Enfant prodige de Frank… euh Ribéry ? Récita presque sans faute l’un des mutants.
- Miller pas Ribéry voyons Leonardo tu sous-estime notre beauté ! Intervena Maître Splinter tout en jetant la part de pizza à son élève favori, et qui sont ces courageux guerriers ? poursuivit-il.
- Nous, nous, nous s’empressa de répondre Michelangelo.
- Exact, tiens pour toi et qui peux me dire comment vous allez retrouver l’élu pour une autre part ?
- Grâce à ma machine à voyager dans les mondes parallèles et mon détecteur d’élu-à-destinée-de-sauveur-de-monde que j’ai fabriqué avec des pièces de notre réfrigérateur et de notre fourgon d’intervention rétorqua spontanément Donatello
- Pfff soupira ses frères d’armes.
- Parfait, attrape. Bravo vous êtes enfin prêts les enfants, en route et bonne chance ! »
Raphael, vexé de ne pas avoir eu sa part du gâteau ou de pizza si vous préférez se rebella et coupa la parole à son sensei.
« Et moi alors ? Il vous reste une dernière part, posez moi une question j’ai la dalle aussi ! »
Pour ne pas léser le jaloux, Maître Splinter daigna poser une petite devinette à la tortue affamée. Le rat paternel sortit une perruque et une fausse barbe assorties de couleurs blanches aux nuances grisâtes et d’une longueur significative, un déguisement de Père Fouras quoi. Il les porta avec une fierté démesurée et lança son speech :
« Écoute attentivement petit scarabée, je ne le répéterai pas deux fois voici l’énigme :
Il est le point de départ, sans mener nulle part.
Terreur de l’écolier, surtout s’il est pointé. »
Raphael très peu sûr de lui regarda ses camarades dans l’espoir que l’un d’eux lui souffle la réponse en vain, ses frères regardaient le sol, honteux de n’avoir aucune idée sur la question. Il tenta alors le tout pour le tout. Il alla chercher un dictionnaire et énuméra un à un, page par page tous les mots qui y figuraient. Maître Splinter hocha longtemps la tête jusqu’à se choper un méchant torticolis, avant que son cancre d’élève ne tomba enfin sur le mot « zéro ». Quand enfin, il eu sa part de pizza, celle-ci était toute cramoisie mais ça ne le dérangea pas le moins du monde. Il l’avala d’une traite.
C’est ainsi qu’ils purent par la suite, emmener dans leur dimension celui qu’ils pensaient être l’élu de la légende.

Le présent.

Le corps inconscient de Foggy gisait au milieu des égouts dans un endroit qui servait de salon à d’étranges squatteurs :
« - C’est lui l’élu ? S’interrogea Leonardo peu convaincu.
- Je pense que oui rétorqua Donatello.
- Vu sa corpulence, il doit aussi aimer les pizza s’amusa Raphael en lui tâtant le ventre de l’index.
- Bon, assez ! Réveillez le qu’on en ait le cœur net s’agaça Maître Splinter. »
Michelangelo prit alors un mégaphone et s’écria brutalement près de l’oreille du malheureux innocent :
« Tortues Ninja, de très tôt à pas d’heure,
Les héros qui te cassent les… »
Et les trois autres compères complétant à tue-tête « Bonbons !! »
Le résultat fut radical. Foggy se réveilla en hurlant, il hurla une seconde fois en réalisant qu’il se trouvait dans un lieu mal éclairé, malodorant et aussi dégoutant et une dernière fois en apercevant l’aspect monstrueux de ses kidnappeurs et une autre fois encore pour s’assurer que c’était bien de lui que provenait ses sons aussi aigus et assourdissants. Il hurla une ultime fois quand il en eu la certitude.

« - S’il vous plaît, les « bouffons verts » ne me bouffez pas ! supplia l’avocat apeuré.
- On ne va pas te manger mec… le rassura la créature armée de saï.
- Ouf gloussa nerveusement Foggy.
- Vendredi c’est poisson, c’est seulement samedi la chaire humaine ria-t-elle.
Immédiatement Maître Splinter envoya un coup de bâton sur la tête de son disciple dont la blague était malvenue puis il expliqua en détail au prétendu élu la situation critique dans laquelle leur monde était plongé et la destinée que la prophétie lui réservait. Foggy fasciné l’écoutait attentivement, il se disait que ce serait génial s’il pouvait devenir un super-héros et collectionner les conquêtes tout comme Matt. Il s’imaginait déjà flirter main dans la main avec Madame Web… euh oui bon, nous ne sommes pas là pour polémiquer sur les fantasmes du jeune homme. Bref, il prit soudainement confiance en lui et clama :

« Ok ça me botte ! Alors les tafioles en carapace, c’est quand qu’on nique la gueule aux cons ?! »


To be continued…

dimanche 20 juin 2010

Daredevil Noir - Poker Menteur

Il y a quelques mois, débarquait en France la ligne Marvel Noir dont le principe et de transposer les super-héros de la Maison des Idées dans les années 30 imprégné d'une ambiance polar. Après Spider-man, les X-men et Wolverine, c’est au tour de Daredevil de traverser le temps pour l’époque de la prohibition.

Pour DD en particulier, le concept ne nous promet pas un grand dépaysement puisque la série du héros aveugle est à la base déjà sombre. Pourtant le défi de réaliser une histoire conceptuelle indépendante et intéressante en seulement 4 chapitres n’est pas une mince affaire. Alors comment s’en sort Alexander Irvine, l’auteur de ce 100% Marvel : Daredevil Noir ? C’est ce que nous allons voir.

Matt Murdock aurait voulut être avocat mais le milieu sociale dont il est issu ne lui a pas permis de faire d'études. Au lieu de ça, il travaille pour un détective privé, un certain Foggy Nelson. Petit, il a assisté au meurtre de son père, boxeur trop fier pour truquer ses combats, par un truand. Le même truand qui au cours de l’agression a rendu le petit garçon aveugle. Étrangement, sa cécité a développé chez lui ses autres sens. Ses talents l’ont d’abord poussé vers les planches de théâtre proposant au public un spectacle où il portait un déguisement de diable avant de trouver sa vocation de justicier de Hell’s Kitchen, quartier disputé par deux chefs de gang Orcille Halloran et Wilson Fisk. Un jour, la vie de Matt se verra bouleversée lorsque Eliza, une femme fatale en détresse, va entrer dans le bureau de son patron demander de l'aide.

Irvine est connu dans le monde littéraire et sa plume experte est à la hauteur de sa réputation. L’histoire est bien ficelée, et le traitement des personnages est soigné. Fisk notamment est plus manipulateur que jamais et le rôle de Foggy Nelson est particulièement plaisant à lire. Les clichés et les allusions en rapport aux années 30 sont convenablement exploités. Le récit nous offre également du suspens avec l’identité du mystérieux « tueur à la cible ». Les clins d'oeil sont au rendez-vous comme on peut s'y attendre et l'auteur nous livre un soupçon d'humour appréciable dans une scène où Matt va à l'église se confesser.
Le côté graphique assuré par Tomm Coker est aussi de bonne facture. Un style réaliste et sombre, recette qui a fait le succès de la série régulière et qui correspond idéalement au genre. L’artiste ajoute de nombreux points sur ses dessins rappelant ainsi les premiers comics colorisés un peu comme dans « L’âge d’or » de Maleev (d’ailleurs les deux illustrateurs ont un style très proche l'un de l'autre) par contre la colorisation, elle, reste moderne donnant un cocktail plutôt original. On a aussi l'impression que la narration est tapée à la machine à écrire accentuant cette touche "old school".
Petit bémol en revanche pour des covers placées maladroitement à deux reprises au beau milieu d’une scène, ce qui peut gâcher le plaisir de lecture.

En conclusion, pari gagné pour une adaptation réussie quoique trop courte, qui ravira les fans de tête à cornes et les mordus de polar.

vendredi 11 juin 2010

Marvel Minimates Série 4 - Battle Damaged Daredevil & Bullseye

Ça fait un moment que je voulais avoir une figurine de Daredevil et mon choix s’est porté sur la collection Marvel Minimates, des figurines articulées miniatures qui font penser à ceux des Légos mais en un peu plus grandes (5.5 cm de hauteur contre 4.2 cm) et avec d'avantage de points d’articulations.

La ligne Minimates a été initialement lancée par Art Asylum en 2002 et est désormais produit par Diamond Select Toys. Les figurines sont vendues généralement par lot de deux et les différentes et nombreuses séries s’inspirent des comics, des séries TV, des films ou de licences de jeux vidéos et sont destinées à des collectionneurs adultes (mais non je ne tenais pas à le préciser lol).
J’ai eu donc droit sur cette série à une figurine Daredevil et à une autre de son ennemi juré Bullseye.
Battle Damaged Daredevil
Ce qui saute aux yeux c’est l’état du costume de DD. Un costume en lambeaux dont les déchirures nous laissent apercevoir des égratignures dont est couvert un peu partout notre héros. Ce qui me fait penser qu’on ne le voit pratiquement jamais dans un aussi sale état dans les comics comparé à spider-man par exemple. Daredevil est armé de deux matraques qui peuvent aller soit dans ses poings ou dans un étui placé sur sa ceinture.
Caractéristique sympa des figurines les masques peuvent être enlevés nous laissant découvrir un visage avec des yeux sans pupille, ce qui symbolise bien le handicap de Matt.



Bullseye
Notre vilain a lui, la chance d’avoir un costume en parfait état (lavé, repassé) de couleur bleu (une version noire « Thunderbolt » existe). Il est armé d’un seul couteau, néanmoins je pense que des cartes aurait été plus dans l’esprit du personnage.
Démasqué, on n’a pas de grande surprise hormis l’absence de sa fameuse gravure représentant une cible sur le front contrairement encore une fois à la version Thunderbolt.



Il y a encore deux ou trois autres séries de cette collection, issues de l’univers de Daredevil que je voudrais m’offrir, je pense donc que j’aurais d’autres occasions de vous reparler de ces Marvel Minimates dont je me suis entiché.


Pour finir voilà un lien d’un site américain qui présente cette même série et dont les auteurs sont beaucoup plus doués que moi pour la mise en scène de figurines ^^

mardi 1 juin 2010

La toile aveugle de la dépression (one-shot)

Cette fanfic se déroule à la fin du crossover Secret Invasion, la série régulière de Daredevil n’étant pas touchée par l’événement, j’ai décidé de placer l’action après l’arc « Sans peur » de Brubaker et Lark. Je ne vous fais pas d’état des lieux, Matt Murdock va s’en charger pour moi ;). Bonne lecture !


En temps normal, j’aurai mis mon costume. En temps normal, j’aurai fait le tour du quartier, à la recherche de malfrats à remettre sur le droit chemin histoire de me défouler. Mais cette fois, c’est différent. J’ai pris conscience des échecs cuisants que sont mes vies. Daredevil n’est pas à la hauteur. Lorsque Hood et son armée de super-vilains veulent diriger Hell’s Kitchen, je suis à la ramasse. Quand Mister Fear décide de s’en prendre à la vie privée de Matt Murdock, je suis incapable de m’y opposer. Ce qui nous ramène à ma vie civile et ce n‘est guère plus réjouissant. L’avocat Matt Murdock a menti publiquement pour préserver sa liberté, ce qui ne m’a pas empêché d’aller en prison et son épouse, mon épouse, est en psychiatrie. Oh Seigneur, Milla…


Alors j’ai enfilé un sweet-shirt en prenant soin de mettre la capuche sur la tête, porté des lunettes noires, un jogging et des baskets, et je cours. Je cours pour évacuer toute cette rage et ce stress qui se sont accumulés en moi, pour fuir l’enfer que me font vivre au quotidien les remords et la culpabilité. A deux blocs de là, j’entends le murmure d’une musique lointaine particulière. Des chaises volent, les coups de poing pleuvent, des bouteilles se cassent, ce sont des notes que je connais par cœur, celle d’une bagarre générale qui éclate dans un bar. En temps normal, j‘aurai… bref, là, maintenant, je m’en tape ! Je passe devant sans me préoccuper de ce qui se passe à l’intérieure. Tout à coup, mes super-sens m’alertent, je me protège le visage in extremis avant que face à moi, la vitrine explose et qu’un homme la traverse violemment. Je le reconnais avant qu’il ne touche terre. Il reprend ses esprits tant bien que mal, il tourne la tête vers moi mais dans cette tenue, Turk ne me remet pas.


« Putain mec, ramène toi, on se castagne avec la reine des Skrulls !? »


Merde ! Je saute au travers de la vitrine brisée, j’essaie de me frayer un chemin à travers cette marée humaine qui ne demande qu’à en découdre. Je me dirige vers ce point de la pièce où toutes ces brutes se ruent et dont nul n’en ressort physiquement indemne. Même soûle, Jessica Drew se débrouille comme une pro. Elle ne porte pas son costume de Spider-woman, elle n’est donc pas ici en tant que vengeur. Mais quand je l’appelle, elle ferme les yeux et baisse la tête, deux doigts appuyés sur la tempe. Elle a mal au crâne.


« Laissez-moi tranquille ! »


Son état ne lui permet pas de faire de détails. Elle lance une rafale d’énergie, son fameux dard venimeux d’araignée. Toutes les personnes présentes tombent comme des mouches sous sa terrible attaque. Quant à moi, je ne suis pas épargné. Le bras tendu vers Drew, j’ai juste le temps de prononcer péniblement quelques mots « Jess… c’est moi… Matt » avant de m’évanouir comme tous les autres.


Je reviens à moi avec toute la peine du monde. J’ai mal partout et je me mets à tousser. Ici la poussière n’a pas été faite depuis des siècles. A côté de moi, Jessica Drew n’est pas au mieux de sa forme.


« - Où m’as-tu emmené Jess ?
- Une planque de Nick Fury, un dernier cadeau de sa part.
- Arrgh !
- N’essaye pas de bouger, tu as reçu mon venin d’araignée de plein fouet, il va te falloir un moment avant de récupérer.
- Tu empestes le vomi, le tabac froid et la… Vodka ? Jess… le bar… bordel qu’as-tu fait ?
- Tu me poses la question à moi ? Je te signale que c’est toi et tes petits copains qui m’aviez attaqué !
- Non tu te méprends, je te jure, je venais d’arriver, je voulais t’aider !
- Ah oui ? Et qui me dit que tu n’es pas un Skrull ? Tu ne portes même pas ton costume sous tes vêtements !
- Ça, ça ne regarde que moi et entre nous, j’aurai préféré que le Matt Murdock qui ait tant gâché sa vie soit en vérité un Skrull, ça m’arrangerai tu sais, mais non j’ai fait ça tout seul, comme un grand !
- Tu m’étonnes.
- Pardon ?
- Tout à l’heure au bar, je… j’y suis allée pour oublier la grande comédie qu’est devenue ma vie : captive pendant des mois, remplacée par la reine des catins Skrulls, mon visage est le symbole de leur invasion, même après la guerre, tu vois l’topo ? Un type au bar m’a reconnu, les phéromones que mon corps fabrique ne les a pas calmé, leur haine était plus grande. Ils me méprisent tous. Tu as vu l’article du DB de ce matin qui m‘est consacré ?
- Crois-le ou non Jessica mais je suis vraiment aveugle.
- Tu connais « Spider-Cochon » ? Et bien moi on m’a caricaturé en « Spider-Girouette » ! Ha ! Marrant tu ne trouves pas ? Agent de l’Hydra, du Shield, membre des New Avengers, Secret Avengers, Migthy Avengers, Terrienne, Skrull… mais ils ignorent que je ne suis pas responsable de la moitié de ce qu’on me reproche.
- Je sais ce que c’est, avec moi non plus la presse n’est pas tendre mais ce n’est pas…
- Matt, il y a des abrutis sur le net qui parient leur paye que je vais rejoindre les Dark Avengers ! Je fais quoi moi maintenant ?
- Je peux passer un coup de fil à Luke Cage.
- Pour qu’il me tue ? C’est gentil mais je suis une grande fille et lui un pauvre idiot !
- Tu as menti sur ce dernier point, tu ne le penses pas le moins du monde.
- Quoi ?
- Je… désolé.
- On dirait que l’effet de ma rafale s’estompe, tu vas pouvoir y aller dit-elle froidement
-Si je peux faire quelque chose…
- Va t’occuper de ta femme ! Poursuit-elle sur le même ton. »


Après cette blessante réponse, je me résigne à partir sans mot dire mise à part un timide mais sincère « Bonne chance. ». A l’extérieure, je prends mes repères, il semble que je me trouve dans l’East Side. Je suis satisfait du fait qu’il me reste autant de distance à parcourir. J’ai besoin de courir. Évacuer et fuir. Avant de m’élancer, j’entends une petite fille qui fredonne une chansonnette qui m’aurait sûrement amusé dans d’autres circonstances.

« Spider-Girouette, Spider-Girouette
Elle peut retourner sa veste
Est-c’qu’elle sauve la planète ?
Bien sûr que non c’est une Skrullette !
Prend garde ! Spider-Girouette est là ! »


Pendant ce temps du côté de Jessica.
Une sonnerie de téléphone la sort de sa torpeur. Elle décroche :
« - Allô ?
- Jessica Drew ?
- Qui est-ce ?
- Abigail Brand à l’appareil.
- Excusez-moi, je vous reçois très mal.
- Oui on ne capte pas très bien de l’espace à un portable ordinaire mais ne vous inquiétez pas je serai brève. Dite-moi je me demandais si ça plairait à notre Spider-Girouette nationale de venir travailler au SWORD ? »


Réponse à suivre dans l’on-going "Spider-woman" de Bendis / Maleev qu’on attend toujours en VF et que je n’ai pas lu d’ailleurs, donc excusez pour les probables incohérences de continuité de cette fin.

jeudi 27 mai 2010

Double portion de fanfics Marvel


Ce n’était pas facile mais j’y suis arrivé ! En effet le chasseur acharné que je suis a trouvé non pas une mais deux fanfictions sur les héros Marvel qui suscitent chez moi assez d’intérêt pour les mettre en lumière. Et en plus de ce fait rare, ces deux one-shot ont été écrit par des auteurs de blog dont je lis régulièrement les articles et dont j’apprécie également la qualité d’écriture.


Si l’un est un travail pour ce qui aurait pu être un concours sur ce blog, l’autre est une scène inspirée d’un grand crossover du Marvelverse. Si l’un a été fraîchement rédigé, la publication de l’autre a déjà quelques années. Si l’un a pour héros Daredevil, l’autre s’intéresse aux rapports entre Spider-man et la chatte noire, d’où la cover du Spider-man/Black cat qui rassemble tout ce beau monde pour illustrer ce post.

Remerciement donc à Léo et Neault respectivement auteur des blogs « Histoires de comics… et de zombies » et « Univers Marvel & autres comics » de m’avoir permit de gagner mon pari car avant aujourd’hui je n’avais mit en avant que des récits sur les héros DC. L’équilibre de la balance est désormais rétabli. Appréciez donc cette double offrande que j’aurai bien du mal à réitérer.^^

Et si Daredevil aurait été sourd et muet ? par Léo (trouvée sur histoires2comics.blogspot.com)


Scène inspirée de Civil War par Neault (trouvée sur hyp88.actifforum.com)